Le décor

Avec inquiétude mais aussi avec espoir

Angélique Aubrit et Ludovic Beillard

J’ai eu froid cette nuit. Une décharge m’a traversé des orteils à la tête, comme avant. Il y a beaucoup de souvenirs avant maintenant. Beaucoup de personnages et de fêtes violentes pour un seul film. Je ne suis qu’une étape, cette histoire c’est celle des autres. J’ai pensé tout et son contraire pour arriver jusqu’ici, tout essayé si c’est possible.
On a mis les idées au milieu, puis on les a travaillées pour arriver à quelque chose où chacun.e.x trouve un peu de son désir. Mais en vérité il y a des jours où tout rétrécit, des jours où tu ne veux plus de ces idées. Alors tu quittes. Tu marches en espérant qu’à défaut de tomber dans le vide, tu réussiras au moins à rire et pleurer à nouveau, ou à te rappeler de quelque chose.


Photos ©Ludovic Combe

Le décor
Le cabaret

Un million de roses

Danse Musique Rhône-Alpes, Deeat Palace, Fatigue Suspecte et Fragile

Il était une fois un peintre
n’ayant que toiles et couleurs,
mais il aimait une actrice,
celle qui adorait les fleurs.
Alors il mit à la vente
ses toiles, son humble demeure
et de la sorte acheta
tout un océan de fleurs.


DANSE MUSIQUE RHÔNE-ALPES
Loup Gangloff, moitié de Deux Boules Vanille, creuse en solo le sillon d’une musique de danse artisanale confectionnée en grande partie à base de percussions et de traitements électroniques.
L’avatar D.M.R.A. est un hommage nostalgique à la dance commerciale des années 90 mais également aux formes les plus brutes et radicales de la musique électronique. C’est donc armé d’un singulier instrumentarium qu’il invoque les esprits de ces poncifs du club d’avant, et ses contre-pieds les plus radicaux, pour en ressusciter l’absurdité, l’urgence et la physicalité dans des compositions brutes – entre fausse musique traditionnelle et « techno povera » – qui semblent répondre à un rite précis tant dans l’exécution que dans l’enregistrement.


DEEAT PALACE
Marion Camy-Palou est une musicienne résidant à Paris.
Elle aborde la musique au sein de différents projets expérimentaux (DEEAT PALACE, OFFICINE, NACRE, OKTOBER LIEBER). Influencée par la musique industrielle et électronique, elle construit des lives comme des paysages sonores, rythmiques et harassant. Fusionnant des éléments de l’IDM avec du noise, du gabber et des voix, elle entrechoque les genres pour provoquer le désordre et le chaos. Depuis 2018, elle a sorti deux 8” sur le Iabel franco-japonais MIND RECORDS (DEEAT PALACE / KSX)


FATIGUE SUSPECTE
Harshcore/Death Tribe/LoFi Madrigal/Unhappy Hardcore/Bitcrushed Beat/Liquid Punk/Graincore/Dungeon Noise. Entre musique myorelaxante et cadavre frotté au papier de verre, Fatigue Suspecte invoque les sorcières, les cannibales, les vampires et aussi les gens normaux dans un maëlstrom chaud et gluant. Conçu sur un canapé quelque part entre le Golgotha et Inzinzac-Lochrist, ce duo évolue entre sonates noisy, madrigaux industriels lofi et pastourelles hardcore psychédélique.


FRAGILE
Nom derrière lequel se cache Christophe Ratier, musicien aussi entendu dans GLEN OR GLENDA ou LE CERCLE DES MALLISSIMALISTES. “Le culte des pépins” est né d’une fascination pour “Worship the Glitch” l’album hypnotique de COIL paru en 1995. Onze vignettes désincarnées quasi arythmiques enregistrées au synthétiseur. On pénètre dans cet album comme à l’intérieur d’un film, comme dans le phare de John Carpenter (The Fog), et on est pris par cette aridité acide, ses recoins, ses lignes de fuite. Un oiseau noir plane : pépiements électrifiés, intervalles engloutis, sursauts saturés, étincelles, fumée; nous sommes noyés dans la brume, surplombés par une ritournelle lancinante, obsédante. Une à une les notes-gouttes tombent, le sol se désagrège, le matériau se dérobe, se consume… Nous avançons sur la pointe des pieds pour aller voir de l’autre coté du miroir.

Le cabaret
Les coulisses
Stupid sun who can’t stop moving

Anne Bourse

Super Sapin

Une spectaculaire vente de pièces d’artistes

Les coulisses